| CONSEILS D'ÉLEVAGE - ÉDUCATION DU CHIEN
ARRIVÉE DANS LA FAMILLE
En arrivant chez vous, le nouveau membre de la famille est perdu. Il vient d’avoir deux mois, c’est
encore un bébé ! Il cherche encore sa mère, sa fratrie et son chenil. Cette petite
boule de poil vous a fait craquer. La première nuit sera difficile pour lui ... comme pour vous.
Soyez aussi patient et tendre que vous le seriez pour vos enfants.
L’ESPACE
DU CHIEN
Pour commencer, préparez-lui un espace qui désormais sera le sien. Placez-y un de vos vieux
lainages. Il est important que ce lainage soit le vôtre pour que le chiot s’habitue à
votre odeur et à celle de la famille.
Arrangez-lui son « panier »*. Dans un premier temps ce peut être
un carton. Il existe aussi des caisses en plastique, très résistantes, très pratiques
à nettoyer. L'idéal est encore la Varicanel qui deviendra son refuge
et son espace en toutes circonstances, par exemple pour les déplacements familiaux.
Cet objet se présente comme une grosse valise entièrement démontable et nettoyable.
Il en existe plusieurs tailles adaptées à chaque corpulence.
Plus tard vous serez émerveillé de voir votre chien rentrer seul dans sa Varicanel par
le simple fait de l’avoir déplacé vers la voiture ou la porte de sortie, comme pour
vous dire « je suis du voyage ! »
(*) Attention, pas de panier en osier, ni de cageot du marché, que le chiot grignotera. Il
avalera des éclats qui sont très dangereux pour lui.
PATIENCE ET ATTENTE DES PATRONS
Le premier soir, il va pleurer car il n’est pas habitué à vous, ni à sa nouvelle
maison. Caressez-le pour le rassurer**. Parlez-lui doucement. Vous pouvez lui laisser
un poste de radio en sourdine, votre chiot a été élevé en musique.
Un peu plus tard, le chiot va découvrir l’emploi du temps de la famille et c’est l’isolement
qui le fera pleurer. Il doit apprendre à rester seul lorsque les patrons quittent la maison pour
travailler ou d’autres raisons. Pour cela, laissez-le chaque jour un petit moment seul dans la
maison, un peu comme quand les petits vont faire la sieste.
(**) Ne corrigez pas votre chiot pour manifester votre mauvaise humeur ou pour «
montrer qui est le maître ». Dans ce cas précis cette réaction est parfaitement
stupide et inadaptée. Elle n’aura pour effet que d’augmenter son angoisse voire de
provoquer la terreur !
RESPECTEZ SON REFUGE
Si le chiot a fait une bêtise, SURTOUT, NE LE CORRIGEZ JAMAIS DANS SA CAISSE OU DANS
SON COIN, QUI SONT UN REFUGE. N’utilisez jamais la main faite pour les caresses, ni la laisse
faite pour la promenade, pour le battre. Un coup de journal sur le cul, ou par la suite une menace, accompagné
de l’interdiction prononcée d’une voix forte et d’une secousse du chien par
la peau du cou, sont suffisants.
Si le chien, comprenant qu’il a fait une bêtise, court se réfugier dans son coin :
soit parce qu’il obéit à l’ordre « File à ta caisse ! »
; soit sous l’engueulade des patrons ; VOUS AVEZ GAGNÉ, VOTRE AUTORITÉ N’EST
PAS BAFOUÉE !
BRUTALITÉ
La brutalité n'a aucune justification. Elle ne peut satisfaire que les brutes épaisses,
les êtres sadiques, lâches ou stupides en mal d’autorité. LA FÉROCITÉ,
LES COUPS, L’INCOHÉRENCE N’ONT POUR EFFET QUE D’ABRUTIR UN CHIEN, LE RENDRE
CRAINTIF OU MÉCHANT.
Pour l'éducation, ne soyez jamais brutal, ni coléreux. Soyez COHÉRENT, CONSTANT,
FERME et CALME. Récompensez toujours l'obéissance. D’une caresse ou d'une croquette
pour les tâches difficiles.
La reprise en main après des périodes de négligence ou le « dressage »
brutal et incohérent rendront, je le répète, votre chien craintif ou méchant.
COHÉRENCE
Les interdictions doivent être cohérentes, constantes et enseignées avec rigueur
et fermeté. Un exemple : le chiot trouve une chaussette ou un chausson, qui traîne, d’instinct
il s’en empare et commence l’exécution en règle de l’objet égaré,
sous votre regard attendri et amusé. Dés cet instant, tout commence : soit vous décidez
que désormais cet objet devient un jouet qui finira déchiqueté dans son panier,
mais attention aux souliers vernis ; soit vous en profitez pour lui enseigner le « Apporte ! »
et le « Non ! » immédiat lorsque intervient le grignotage de l’objet mal rangé.
CONSTANCE ET FERMETÉ
POUR ÊTRE MIEUX COMPRIS, TOUJOURS LES MÊMES MOTS, TOUJOURS LES MÊMES ATTITUDES.
« Viens ! Assis ! Apporte ! », les ordres doivent toujours être les mêmes, fermes
et brefs. Les ordres exécutés sont toujours récompensés d'une caresse. Vos
meilleurs alliés sont le jeu, la constance et la récompense.
Vos ordres doivent toujours désigner les mêmes conduites. Le chien est particulièrement
intelligent, il comprend très vite, surtout les failles de votre autorité. Lorsque vous
aurez décidé d’une interdiction, d’un comportement, etc., ne changez plus jamais
!
LES REPAS
Ne lui donnez jamais à
manger lorsque vous êtes à table. Donnez-lui sa nourriture dans sa gamelle, dans la cuisine
ou l’endroit qui vous lui avez destiné, au moment de la journée qui vous semble plus
opportun. S’il est habitué à cette conduite il n’y aura aucun problème
lorsque vous recevrez vos invités qui devront tenir compte de vos recommandations. Si vous cédez
une fois, c’est fichu : il réessaiera de vous attendrir puis profitera de la situation.
PROPRETÉ DU CHIEN
Un chiot veut sortir lorsqu’il a mangé, dormi ou joué. Prenez donc la précaution
de mettre un journal près de son coin et dites-lui : « Pipi ici ». Dès qu’il
se soulage en votre présence ailleurs qu'à l'endroit prévu : en pleine action, ramenez-le
vite sur son journal sans brutalité et dites d’une voix ferme « Pipi ici ! ».
Lorsqu’il a terminé, au bon endroit, caressez-le et félicitez-le des mots de circonstance.
Pour la propreté et éviter l'accident, le plus simple est de très vite instituer
le rythme des promenades. Punir un chien qui vient de se soulager dans la maison alors que vous avez
oublié sa promenade est une grave injustice.
APPRENDRE LE CANIVEAU AU CHIEN CITADIN
Dés les premières promenades, il est facile de lui apprendre le caniveau : chaque fois
qu’il se mettra en position pour faire sa crotte sur le trottoir transportez-le vers le caniveau
en le saisissant par les cuisses comme on tient un petit enfant. Lâchez-le, laissez-le terminer
et félicitez-le. Très vite il ira de lui-même vers le caniveau. Cette méthode
est garantie si vous l’effectuez dés les premières promenades, avec constance, sans
brutalité ou mauvaise humeur.
Si cette éducation vous répugne, vous devrez supporter les remarques des passants franchement
indisposés par votre négligence pour ne pas dire votre incivilité.
En revanche pour empêcher un mâle de baliser son territoire à l’extérieur,
il n'y a guère de solution. Tâchez de lui apprendre à ne pas lever la patte sur les
chromes des véhicules.
|