L'élevage de la Vallée Vérouiller produit essentiellement des cockers anglais de toutes couleurs et des Jack Russell terriers ou Parson Russell terriers. Autrefois, il produisait aussi d’autres spaniels : des cockers américains, des welshes ou des springers.
Au fil des ans, de nombreuses naissances interviennent à « La Muette », pas seulement des chiens. La propriété de Geneviève Stéphan, ancien haras normand est en réalité une véritable arche de Noé où cohabitent des animaux de toutes sortes. À l’intérieur comme à l’extérieur, les pensionnaires se disputent les soins de la patronne. Beaucoup sont des rescapés tel ce cheval réformé du Cadre Noir de Saumur que son cavalier refusa de laisser partir aux abattoirs lors de son départ en retraite.
Tous ces pensionnaires font bon ménage sous le règne de la mère Stéphan. « On ne serait pas surpris d’y voir un jour débarquer un éléphant » , disent ses enfants inquiets à l’idée de devoir un jour reprendre la succession.
L’un d’entre eux ajoute : – Nous avons grandi avec les chiens ! Curieusement, les voisins de nos résidences successives n’ont jamais pris ombrage du nombre d’animaux que l’on peut accueillir dans un appartement. Peut-être qu'ils se souviennent encore de l’heure de la promenade, lorsque quatre chiens dévalaient l'escalier sur deux étages, un garçon accroché aux rênes de son char tel un gladiateur. Gentiment, ils s’écartaient du passage et saluaient l’équipage.
Un autre dit : – Chez maman, il est commun de voir l'aristocrate et l'indigent manger à la même table un repas improvisé. Il n'est pas rare, non plus, d'observer ensuite ces personnes partager la corvée de vaisselle ou d’autres travaux.
Le dernier conclut : – « La Muette », c’est le rêve d'une petite fille guidée par un puissant instinct grégaire que personne ne songe à disputer. Il force le respect.
Genviève Stéphan explique : – J'ai l'immense bonheur de conserver les archives de mon grand-père. En les consultant, je retrouve les chiens que j’ai tant aimés dans mon enfance. Ils m’ont transmis le virus de la cynophilie. Ils s’appelaient Thaïss, Flora, Galinette, Igor, Vivette ou Vermeil de Chilpéric…
Mirabeau Barrot était l’un des plus anciens membres du Spaniel Club, il m’a beaucoup appris, à mes débuts. Dans les moments difficiles son souvenir m’a toujours réconforté. Je garde pour lui une immense considération.
Faute de pouvoir reprendre l’affixe de Mirabeau, j’optais pour celui de la Vallée Verrouiller. Mon certificat de concession me fut attribué le 15 juin 1964 par la Société Centrale Canine…
Ma première chienne cocker s'appelait Lally, elle me donna six chiots à sa première portée : trois femelles, trois mâles. Cette brave chienne ne m'a apporté que des satisfactions. Elle fut aussi la première nounou de mes enfants.
Élevage de La Vallée Vérouiller - Conseils d'élevage